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lundi 15 septembre 2014

Be Bear Aware

Bear country food storage apply. Beware of poisonous snakes. Bienvenue dans une nature sauvage qui ne se laisse pas facilement approcher...  Nous sommes basés à Teton Village, tout près de l'entrée du Parc. Durant deux jours, nous limitons les heures de routes et explorons les environs.  Les sommets sont voilés puis se découvrent. 


Une sorte de "Check point Charlie" pour pénétrer dans le parc.  Frémissement d'anticipation, que nous réserve cette nouvelle journée ? 


Nous marchons vers les lacs Taggarts et Bradley. Il fait beau et chaud. Le temps de faire l'aller et le retour et le ciel prend une tout autre tournure.  Un gros grain approche.
Ci-dessous Antelope Flats dans une gamme de ton gris pluie.


Les sommets sont devenus invisibles jusqu'au lendemain.


Back to blue American sky !


Quelques bisons au rendez-vous avant la prochaine rencontre...


Du Lac Emma au lac Mathilda. Une autre marche tranquille dans les sous-bois, pas trop longue parce que la petite troupe que nous formons compte des éléments qui ne veulent pas, plus, et même plus jamais marcher!  Soudain la file indienne s'arrête tout net "un ours", là ! Où ? Oui, à 75 mètres une masse noire se déplace et se cache derrière les buissons, puis s'en va discrètement.  De petits arbustes sont pleins de baies, je crois que nous nous promenons dans le garde-manger du mammifère omnivore.  Pas le temps de prendre une photo... Be bear aware ! On nous l'avait dit et c'est écrit partout ! Des promeneurs que nous rencontrons vingt minutes plus tard nous montrent leur bombe anti-ours. Ils ne craignent rien, ils sont super-équipés...


Moi, même pas peur,  je m'arrête encore pour prendre en photo cette fleur que je trouve étonnante...

Anne

lundi 8 septembre 2014

Pas si fidèle !


La rivière Yellowstone au petit matin. Nous la longeons depuis Livingston, MT pour revenir dans le parc.  La vallée mérite bien son nom de Paradise Valley.  Le terrain reprend peu à peu du relief et la route des courbes.


Nous entrons à nouveau dans le parc du Yellowstone.  Ouvrons les yeux...  Ce que de loin nous avions pris pour un gros tas de neige, est Mammoth Terraces, une source d'eau chaude dont les dépôts sculptent des terrasses aux couleurs changeantes. On dirait une  grotte retournée à l'envers.  Etonnant !


Les reliefs et les couleurs des Mammoth Terraces ci-dessus et dessous.


Les fumerolles contribuent à créer une atmosphère étrange...



Entre trous de boue bouillonnante, sources d'eau chaude et geysers, règne une odeur bizarre, du style oeuf pourri. Regarder, humer et surtout ne pas se risquer à mettre la main dans l'eau !  Elle est brûlante et, en marchant sur les caillebotis qui serpentent autour des endroits "à voir absolument", on sent la chaleur qui rayonne.  


L'attraction la plus spectaculaire et fréquentée du parc est toute proche. On y va ou pas ? Il y a du monde et le parking géant est super rempli.  On y va !  La chance est avec nous et nous garons notre véhicule facilement. 


Nous rejoignons ceux qui attendent sur des bancs l'action d'éclat de "Old Faithful", le vieux fidèle. On parle du plus fameux geyser du parc qui régulièrement crache de 3700 à 8400 gallons d'eau chaude environ 17 fois par jour.  Pas si fidèle que ça ! Ou bien nous ne sommes pas assez patients. Nous avons attendu... il n'est jamais venu. Des fumerolles pour nous tromper notre attente, c'est tout ce à quoi nous avons droit. Nous n'attendons pas plus longtemps.  Notre logement du soir se trouve hors du parc, vers le sud cette fois,  et nous avons encore quelques heures de route en vue.  


Un orage se prépare.  Effets de lumière fantastiques sur le Jackson Lake et la chaîne du Grand Teton. 


Paysage d'allure alpine. On pense au Lac Léman...


Le ciel se couvre.  Ca y est, l'orage nous a rejoint !


Une averse violente. Qui ne dure pas longtemps... ambiance du premier soir sur le monde.  On en a plein les yeux.  


Bienvenue dans le Grand Teton Park.

Anne

mardi 2 septembre 2014

Beartooth Pass, entre Montana et Wyoming

Immensité, désertude, chaleur, pauvreté, sécheresse, ruralité, bout du monde, vastitude, espace...
Ces mots décrivent à peine les impressions qui me viennent sur la route.  Peu après Billings, MT, nous quittons la I90 pour emprunter la US route 212 qui va nous mener dans le vif du sujet. 


Nous avons opté pour l'entrée nord-est du Yellowstone National Park par le Beartooth Pass.  La montée est raide.  De zigzags en épingles-à-cheveux, la route, vantée comme la plus belle route des Etats-Unis,  nous emmène sur un vaste plateau peu avant son point culminant  à 3337 m. Nous roulons sur la frontière entre le Montana et le Wyoming.  Pique-nique au frais, une petite laine s'impose.  Des plaques de neige n'auront pas l'occasion de fondre cet été.  


J'ai l'impression que ces paysages viennent en apéritif ...



D'autres sommets à l'horizon se rapprochent.


Un embouteillage, que se passe-t-il ? 
Oh, bisons traffic jam !  Un troupeau traverse mollement la route. Les automobilistes s'arrêtent pour les laisser passer et aussi pour prendre des photos.  Les animaux sont énormes. Avec leur fourrure épaisse, comme ils doivent avoir chaud ! Odeur forte ... de bisons. Au loin, deux animaux se cherchent noise et galopent  entourés d'un nuage de poussière ... 


On avance au pas. On ne sort pas de la voiture, non, non, non !
Plus loin des pronghorns, entre antilopes et cervidés, ne nous laissent pas le temps de prendre la photos qu'ils sont déjà partis.  Encore un ralentissement sur la route, quoi encore ? Un ours noir se balade en contrebas et joue à cache-cache avec ses admirateurs qui bloquent la circulation. What a day ! Mais la journée n'est pas finie... 
Le jour va baisser et nous n'avons pas de logement. Même les campings sont pleins. Rien à Gardiner, MT, à la sortie du parc. La situation se corse. Finalement nous trouvons un motel à Livingston, MT, à plus de 50 miles du parc. Comme s'il n'y avait plus de place dans les hôtels à Bruxelles et que nous nous réjouissions de trouver un hôtel à Maldegem ou Dinant !
Logement sans prétention.  En revanche le centre ville de Livingston, une rue et un carrefour, a un certain charme. 


La vue du soir qui tombe vers la Yellowstone Paradise Valley est la dernière surprise du jour... 
Tout est bien qui finit bien pour les voyageurs improvisés que nous sommes !

Anne




vendredi 27 juin 2014

Bishop's Garden


Bienvenue dans les jardins de l'évêque... La copie en calcaire de l'Indiana d'une arche normande du XIIème siècle nous accueille dans un écrin de verdure.  L'original, en calcaire de Caen, a trop souffert du climat excessif du nouveau continent.




Décidément,  mes éventuels lecteurs vont penser que je passe beaucoup de temps autour de la cathédrale... Ce n'est pas faux !  Hier, après une visite au pater familias dont il fallait quand même montrer le lieu de travail aux enfants avant de partir vers l'Europe pour quelques semaines, nous avons pique-niqué dans les jardins de l'évêque. Encore un endroit charmant ! C'est-à-dire à taille humaine, et avec des formes non rectilignes. Des mûrets de pierres burinées par les intempéries et mangées par le lierre, une croix celtique ancienne, des fonts baptismaux caroloringiens, des chemins qui font des tours et des détours, donnent un cachet particulier à ce jardin situé en contrebas de la cathédrale nationale. Les plantes croissent avec exubérance grâce au climat chaud et humide. 


Un portique à l'ancienne, lieu de passage d'une ambiance vers une autre. Les dalles usées laissent croire qu'elles sont pluri-centenaires. Des cèdres colossaux apportent ombre et majesté. Le regard se porte vers les buis vert foncé et odorants sous le soleil.



La fontaine Sainte Catherine d'Alexandrie, rafraîchissante et vivante grâce aux poissons rouges qui l'animent et aux plantes qui y prospèrent.  On ne se lasse pas de l'observer et d'écouter l'eau qui coule paisiblement.


On aperçoit de loin le jardin des herbes médicinales tel qu'on en trouvait dans les abbayes au moyen-âge. Les chemins invitent à se promener tranquillement, les bancs à faire une pause méditative ... puis à reprendre la marche tranquille.


En mai, les iris étaient à la fête, moi aussi,  car je les adore ! Je saisis l'occasion de cet article pour les montrer alors qu'ils ne sont plus qu'un souvenir coloré sur quelques pixels et dans ma mémoire enchantée !

Anne

mercredi 30 avril 2014

Sky Meadow State Park in Virginia



Un ciel bleu insolent. Une heure de route depuis Washington. Collines et campagnes, vaches et chevaux, fermes et horizons lointains forment un environnement parfait pour randonner avec une petite bande motivée.  Nous emprunterons même un petit tronçon de l'Appalachian Trail. Après un long passage dans les taillis et les bois, un vaste paysage s'ouvre à nous.

La légende se trouve ci-dessous :


 Mais si, puisque c'est écrit !



Une descente douce nous ramène au visitor center. Près de l'ancienne ferme qui abrita plusieurs  familles vivant de la terre et de l'élevage, un petit bâtiment est ouvert et accueillant, allons voir! Une chaude odeur de feu de bois nous emporte dans le passé en même temps qu'une voix un peu rauque nous salue.

Welcome in the Summer Kitchen

Today we are baking a pudding.

Let's check if the pudding is ready ?

Oh no, Mary, not ready yet, the knife is full of butter ! 
Nous ne goûterons pas au pudding cuit à l'ancienne. Qu'à cela ne tienne, nous quittons les lieux, touchés d'avoir eu un contact avec cette ambiance rustique et avec les paysages modelés par la vie paysanne.  Il en émane une tranquillité apaisante.

Mount Bleak House 

Anne

lundi 7 avril 2014

Shenandoah National Park, Virginia

Le week-end dernier tous les ingrédients du printemps étaient réunis : grand bleu, température agréable, envie de découverte et suffisamment de courage pour se lancer sur la route. Deux heures plus tard, nous voici à environ 1000 mètres d'altitude, sur la Skyline drive, la route de crête du Shenandoah National Park.  Le panorama qui s'offre à nous est vaste.Nous retrouvons les attraits typiques des parcs nationaux : infrastructure impeccable et immensité. La nature est accessible dans un cadre défini.


Der Wanderer nous avait laissé en novembre un petit livre décrivant une série de randonnées possibles dans le parc de la Shenandoah. Nous n'avons eu que l'embarras du choix. 

Nous optons pour le "Hawksbill Summit Loop",  une boucle qui emprunte un tronçon du mythique Appalachian trail que nous avons déjà fréquenté sur une courte distance dans le Connecticut. 

Le chemin monte sans se presser. Si la nature porte encore les marques de l'hiver, la lumière donne un éclat particulier aux rochers, à la mousse et aux feuilles qui achèvent leur retour à la terre.  Le potentiel du printemps est tout en frémissement calme. 

Nous plongeons dans le silence de la forêt. Oui, le silence, si rare dans notre Amérique quotidienne, nous enveloppe avec bienveillance. 

Verrons-nous des animaux, l'ours noir sera-t-il au rendez-vous ? Non, pas aujourd'hui.  
A la "Caspar Friedrich"
La pose à la "Caspar Friedrich" lors d'une pause en chemin. La vallée de la Shenandoah s'ouvre devant nous. Les massifs se succèdent au loin comme de longues vagues.
La vue depuis le Hawksbill Summit
Encore une pause, au sommet que nous avons atteint sans peine. Nous sommes à 4051 pieds, soit 1235 mètres. Le ciel aussi s'y est mis pour nous impressionner.
Panorama à la hauteur du Byrd's Nest n. 2

La balade de ce dimanche était une mise en jambes des plus réussies. Ce premier contact avec le massif de la Shenandoah nous incite à faire de nouveaux projets de randonnée. Les deux heures de route sont largement compensées par la beauté des sentiers et du paysage qui se déroule au long de la marche. 
 Nous laissons derrière nous les massifs montagneux et rentrons.
Le long de la route on aperçoit de nombreuses églises aux dénominations diverses. Un jour je rédigerai un article sur cette variété qui m'intrigue si souvent.

Dans ce pré d'herbe rousse, un monument à la guerre de Sécession. Mais nous ne nous risquons pas à franchir la barrière fermée par une grosse chaîne. Nous sommes en Virginie où le port d'arme à feu est banal. Private property : no trespassing.

Anne