Washington DC

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lundi 15 septembre 2014

Be Bear Aware

Bear country food storage apply. Beware of poisonous snakes. Bienvenue dans une nature sauvage qui ne se laisse pas facilement approcher...  Nous sommes basés à Teton Village, tout près de l'entrée du Parc. Durant deux jours, nous limitons les heures de routes et explorons les environs.  Les sommets sont voilés puis se découvrent. 


Une sorte de "Check point Charlie" pour pénétrer dans le parc.  Frémissement d'anticipation, que nous réserve cette nouvelle journée ? 


Nous marchons vers les lacs Taggarts et Bradley. Il fait beau et chaud. Le temps de faire l'aller et le retour et le ciel prend une tout autre tournure.  Un gros grain approche.
Ci-dessous Antelope Flats dans une gamme de ton gris pluie.


Les sommets sont devenus invisibles jusqu'au lendemain.


Back to blue American sky !


Quelques bisons au rendez-vous avant la prochaine rencontre...


Du Lac Emma au lac Mathilda. Une autre marche tranquille dans les sous-bois, pas trop longue parce que la petite troupe que nous formons compte des éléments qui ne veulent pas, plus, et même plus jamais marcher!  Soudain la file indienne s'arrête tout net "un ours", là ! Où ? Oui, à 75 mètres une masse noire se déplace et se cache derrière les buissons, puis s'en va discrètement.  De petits arbustes sont pleins de baies, je crois que nous nous promenons dans le garde-manger du mammifère omnivore.  Pas le temps de prendre une photo... Be bear aware ! On nous l'avait dit et c'est écrit partout ! Des promeneurs que nous rencontrons vingt minutes plus tard nous montrent leur bombe anti-ours. Ils ne craignent rien, ils sont super-équipés...


Moi, même pas peur,  je m'arrête encore pour prendre en photo cette fleur que je trouve étonnante...

Anne

vendredi 27 juin 2014

Bishop's Garden


Bienvenue dans les jardins de l'évêque... La copie en calcaire de l'Indiana d'une arche normande du XIIème siècle nous accueille dans un écrin de verdure.  L'original, en calcaire de Caen, a trop souffert du climat excessif du nouveau continent.




Décidément,  mes éventuels lecteurs vont penser que je passe beaucoup de temps autour de la cathédrale... Ce n'est pas faux !  Hier, après une visite au pater familias dont il fallait quand même montrer le lieu de travail aux enfants avant de partir vers l'Europe pour quelques semaines, nous avons pique-niqué dans les jardins de l'évêque. Encore un endroit charmant ! C'est-à-dire à taille humaine, et avec des formes non rectilignes. Des mûrets de pierres burinées par les intempéries et mangées par le lierre, une croix celtique ancienne, des fonts baptismaux caroloringiens, des chemins qui font des tours et des détours, donnent un cachet particulier à ce jardin situé en contrebas de la cathédrale nationale. Les plantes croissent avec exubérance grâce au climat chaud et humide. 


Un portique à l'ancienne, lieu de passage d'une ambiance vers une autre. Les dalles usées laissent croire qu'elles sont pluri-centenaires. Des cèdres colossaux apportent ombre et majesté. Le regard se porte vers les buis vert foncé et odorants sous le soleil.



La fontaine Sainte Catherine d'Alexandrie, rafraîchissante et vivante grâce aux poissons rouges qui l'animent et aux plantes qui y prospèrent.  On ne se lasse pas de l'observer et d'écouter l'eau qui coule paisiblement.


On aperçoit de loin le jardin des herbes médicinales tel qu'on en trouvait dans les abbayes au moyen-âge. Les chemins invitent à se promener tranquillement, les bancs à faire une pause méditative ... puis à reprendre la marche tranquille.


En mai, les iris étaient à la fête, moi aussi,  car je les adore ! Je saisis l'occasion de cet article pour les montrer alors qu'ils ne sont plus qu'un souvenir coloré sur quelques pixels et dans ma mémoire enchantée !

Anne

jeudi 19 juin 2014

Magnolia




Depuis notre arrivée dans la "Washington DC metro area",  j'observe la végétation avec intérêt et
curiosité.   Dans les jardins des quartiers environnants, dans les parcs, les arbres sont différents de ceux que nous avons connus à New York et plus au nord, à Ottawa.  




L'un d'eux m'intrigue particulièrement. De forme allongée, cet arbre a de longues feuilles vert foncé, brillantes et presque grasses.  Je n'en ai jamais vu de semblable.  En automne, ma curiosité se renforce : l'arbre ne change pas de couleur. En hiver, ma surprise est totale, l'arbre garde toutes ses feuilles. Sous la neige cela donne un spectacle étonnant : tout couvert de feuilles et de neige.  Sur la photo ci-contre, prise dans notre quartier l'hiver dernier, la neige  a déjà fondu. Mais quel vert insolent sur le fond blanc éclatant !














Nous nous étions promis de revoir les jardins de Dumbarton Oaks au printemps.

Outre le plaisir de se promener dans les terrasses fleuries, de revoir le jardin de roses, de sentir l'odeur des buis au soleil, j'y retrouve ce fameux arbre. Cette fois, il nous offre de grosses fleurs blanches magnifiques ! 

Le soir même, Myriam, qui vit de longue date aux Etats-Unis, me donne la clé de ce qui m'était devenu un mystère. "C'est un magnolia, ton arbre". "Ah vraiment ?".  Quelques recherches sur internet plus loin, je découvre que le magnolia grandiflora est caractéristique du sud. Il perd et garde ses feuilles 365 jours par an.  Quand on rencontre ce type de magnolia, on est sûr d'être dans le sud ! C'est aussi l'emblème de l'Etat du Mississipi dont il adorne les quarters.  


Pour moi, jusqu'à présent,  un magnolia se caractérisait par ses fleurs délicates, roses ou blanches, qui se fanent à la première pluie, brunissent, tombent rapidement et restent au sol plus longtemps que sur les branches. J'en retenais une impression de fragilité qui n'a rien à voir avec cet arbre-ci qui reste vert en toutes saisons et qui fleurit avec une vigueur peu commune.

"Des magnolias par centaines
Des magnolias comme autrefois
Je ne sais plus comment faire
Les magnolias sont toujours là..."   

Magnolias for ever ! Déjà en 1978,  Claude François le chantait avec un entrain nostalgique.

 "Quod severis metes"
Pour moi, ce sera "Dumbarton for ever".  Au risque de me répéter,  le lieu est paisible et charmant et j'ai l'intention d'y revenir encore.

Anne


mercredi 7 mai 2014

"Fund Raising" de printemps

Le Fund Raising est omniprésent aux Etats-Unis. Pratiqué par les écoles, les églises, les associations, les radios, les pompiers, la police... pas moyen d'y échapper.  Les rues sont pleines de petites pancartes qui informent les conducteurs. Les environs immédiats affichent d'énormes placards.  You can't miss it !

Washington National Cathedral Flower Mart
Cette pratique fonctionne de manière saisonnière. Actuellement, les écoles organisent leur grande recherche de fonds annuelle et organisent des marchés aux fleurs. L'azalée est la fleur-phare dans les écoles de notre quartier. Mais quand je vois l'ampleur des préparatifs et toutes les voitures qui ont déjà envahi les terrains de sport transformés en parkings géants, je décide plutôt de me rendre au Flower Mart de la cathédrale nationale de Washington qui m'a été recommandé par Fabienne. Ce marché aux fleurs est une institution qui fête ses 75 ans en 2014. J'y vais le vendredi car ce genre d'événement déplace les foules en week-end.  

The Herb Lady a fait le plein et attend les clients
L'ambiance est bon enfant. L'organisation est parfaite. Une multitude d'attractions et de stands attirent les clients. Il s'agit de vendre un maximum tout en s'amusant. Il y en a pour tous les goûts : carrousel, marionnettes, concerts, bijoux, foulards, chaussures, livres, pâtisseries fines et chocolat, plantes et fleurs, brocante, artisanat, sacs, vaisselle, vêtements et accessoires, herbes de provence... et j'en oublie. 

 Hésitation...
Orchidée ou pas... En cadeau ou pour moi ?
On circule facilement en ce début d'après-midi.

Foulards et chapeaux.
Il y a bien sûr de quoi manger. Aucun rassemblement n'a lieu sans offrir les aliments préférés du grand public :  hot-dogs, burgers et pop corn, cinnamon buns et glaces, le tout arrosé d'immenses sodas, softies et smoothies. Je ne les regarde même pas car je ne me ferai jamais à ce type de nourriture. Une assiette de Trinidad à base de riz, de bananes plantains et de curry fera mon affaire. Presque délicieux. 

A l'ancienne...
Un orgue de barbarie égraine ses sons aigrelets et fascine les enfants.  Je me rapproche du kids corner et le bruit augmente tout comme les offres de snacks... Alors, un énorme sac de pop corn, pour qui ?

 Salés, sucrés, au caramel ou nature ?

Et moi, j'achète un serpent, oui, celui-là !


Je veux une girafe !

























Je fais encore un tour des environs et je découvre enfin le clou de l'événement :  Flowers Around the World, des bouquets offerts par les ambassades (enfin, quelques-unes) et présentés dans les baies latérales de la cathédrale. Les compositions florales se succèdent et ne se ressemblent pas. J'en photographie quelques-unes qui retiennent particulièrement mon attention.  
Australie
 Simplicité monochrome pour l'Australie.

Pays-Bas : fraîche nature morte
Un élément de l'histoire de l'art européen dans cette nature morte toute en fraîcheur inspirée d'une oeuvre de Jan van Huysum (1754) présentée par les Pays-Bas.  

Orchidées et héliconia
Un festival chatoyant de plantes tropicales présentées par Hong Kong...

 Ukraine
La composition florale de l'Ukraine parle d'elle-même et nous rappelle son actualité brûlante.  Pensons-y  !
Anne



vendredi 11 avril 2014

Cherry Blossom Festival

"Wherever you go, you will be late" m'annonce mon voisin de banquette dans le métro. La Red Line qui m'emmène en ville est perturbée aujourd'hui. L'automate où je tente de recharger ma carte de métro refuse de fonctionner alors que le système en place est déjà si compliqué ! J'arrive enfin à destination. Des flots de gens marchent dans la même direction que moi. Je n'en crois pas mes yeux. C'est pourtant jeudi, un jour de semaine. Mais ce qui nous attire est éphémère... et c'est maintenant la pointe de la floraison des cerisiers du Japon. En 1935 on en a fait un festival qui attire plus d'un million de personnes sur une douzaine de jours. 
Je me dirige vers le Tidal Basin dont j'ai prévu de faire le tour. Il y a un monde fou. Les   familles sont venues pique-niquer sur l'herbe, les fonctionnaires prennent l'air durant la pause de midi, les couples se promènent, les personnes seules aèrent leur chien, les mères marchent avec poussette et enfants, les sportifs tentent de franchir la foule en courant. Un point commun, tous, je dis TOUS font des photos. Que ce soit en mode "selfie" ou avec un appareil très sophistiqué, la photo s'impose. Je ne fais pas exception.
 

Passé les premières centaines de mètres, et les baraquements qui vendent souvenirs, eaux et repas américains ou asiatiques en lunch box, et qui débitent de la musique, la foule est moins dense.  Les  arbres sont splendides. Entre les bouquets blancs et les roses, je ne sais lesquels sont les plus charmants...  Chaque fleur est remarquable, l'ensemble est grandiose ! 

  Martin Luther King, Jr. Memorial
 Martin Luther King veille de sa présence ferme et bienveillante sur tous les visiteurs, quelle que soit la couleur de leur peau.  Car le monde entier défile dans la capitale fédérale à l'occasion du festival. 

Au loin le Washington Monument a retrouvé sa ligne impeccable d'avant le tremblement de terre. 

Des japonaises se font prendre en photo devant un monument à la bonne entente nippon-américaine. 

"Please don't pick the blossoms".

Environ 3800 arbres (prunus) sont entretenus par une armée de jardiniers. Les park rangers veillent à ce que personne ne cueille de fleurs ni ne jette de détritus. 




















Hourrah ! Le printemps est là !


Anne