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mercredi 24 août 2022

Douce Europe : Grande Chartreuse


Changement de décor. Montagne toujours. Dans le massif de la Grande Chartreuse, entre Voiron et Grenoble. Une nouvelle pause dans la nature, le calme et le silence.  Hospitalité monastique. Accueil et convivialité. 


De nouveau le regard est à la fête.  Ici il y a déjà quelque chose du sud, les odeurs des plantes qui ont chaud sous le soleil ajoutent leur touche, comme une troisième dimension au tableau.


Le cadran solaire marque les heures de vie et de prière tout au long de la journée, accompagné du son des cloches. Il n'y a plus qu'à se laisser porter par leur appel.


Quitter ce lieu sera un arrachement supplémentaire. Il faudra ensuite reprendre un rythme rapide et efficace. Et attaquer la prochaine montagne, celle des lessives des scouts qui rentrent fourbus, contents et très sales, la crasse étant proportionnelle à la réussite du camp !

Courage, allons-y !
 
Ces lignes ont été rédigées en 2015. Le séjour en Chartreuse s'est répété quelque fois, notamment en 2022. Le rythme et le souffle si particuliers de cet endroit ont le même effet apaisant. J'en redemande ! Un changement : il n'y a plus de scouts dans le paysage familial. Ils sont devenus de grands étudiants et des jeunes professionnels.
 
 
Un autre changement, le chapitre américain est clos depuis l'été 2017... Un nouveau chapitre s'est ouvert à la fin de l'été 2020, moins exotique mais avec ses propres défis... Bienvenue en France !


Anne

jeudi 4 juin 2015

Et les chevaux ?

Les voici qui partent en randonnée sous la direction d'un vrai wrangler. Les cavaliers ? Une partie de la famille. Trop bien !


Après cette expérience équestre, nous ne verrons plus nos enfants qui vont brosser les chevaux, nourrir les chevaux, ramasser le crottin des chevaux, parler aux chevaux, tenir compagnie aux chevaux... Pendant que nous randonnons à notre guise, sans entendre la moindre rouspétance, sans qu'on nous demande si on est bientôt arrivé, si c'est bientôt fini, et que bien sûr on a mal aux pieds, on a soif... Bref, le Ghost Ranch, est formidable pour tous !


Ajoutons à cela l'expérience de descendre un "trail" pour se rendre à l'immense salle à manger où nous ne sommes pas même quarante, un paysage à couper le souffle dans toutes les directions où se porte le regard. 


Oui, nous aimons ces lieux. Inutile de dire que c'est à regret que nous les quitterons. Ils furent le point d'orgue de notre séjour. 


Pourtant, la route vers Taos nous révèlerera des paysages très variés.  Le massif "Sangre de Cristo" est impressionnant et quelques sommets sont encore couverts de neige. Les villages espagnols, préservés et caractéristiques nous intriguent beaucoup.  Parmi ceux-ci, le village de  Questa et son église San Antonio del Rio Colorado en adobe. Les villageois ont décidé de restaurer leur église contre l'avis et sans les subsides de leur diocèse qui avait pris la décision de la raser.  Le maître d'oeuvre du chantier nous explique en long et en large les travaux entrepris. Cette église est le dépositaire de l'histoire des familles depuis leur arrivée dans ces montagnes rudes et le coeur battant de Questa. Une rencontre passionnante.


Et pour finir, nous ferons en voiture l'"Enchanted Circle Drive " qui se montre à la hauteur de son nom. Nous longeons la Red River, traversons de vastes plateaux verdoyants, apercevons des ranches entourés de chevaux en semi-liberté et au loin, les cîmes enneigées... Oui, paysage enchanteur, on peut le dire !  


Anne


vendredi 15 mai 2015

Un vrai Western !


Je laisse de côté la deuxième expédition que nous avons faite dans la région de Santa Fe, trop pressée de vous montrer les fabuleux paysages du nord. Nous remontons le Rio Grande. 


J'ai réservé trois nuits dans un ranch qui m'avait fait bonne impressions sur internet. La réalité sera-t-elle à la hauteur du virtuel ? Nous passons Espanola, Abiquiu. Le pays devient sauvage. Il n'y a plus rien aux alentour sinon une terre de plus en plus rouge, un relief accidenté, des montagnes au loin. On se croirait dans un western. 


Ah, c'est là, tourne à droite ! Et ... nous arrivons en plein western ! Stop, no, please no camera, no photos !  En effet, il y a de l'animation autour d'une cabane en rondins, un cow-boy, des chevaux...


Nous sommes sur le tournage de "Ridiculous Six". Mais ça, nous l'apprendrons plus tard. Le mot d'ordre est à la discrétion. Il suffit cependant de chercher un peu sur le net pour trouver toutes les informations voulues. Ci-dessus, la dite cabane après le départ des acteurs, cameramen, chevaux  et autres intervenants du film.   


Check in efficace et nous nous lançons tout de suite sur les chemins de randonnée qui sont légion autour du ranch. Les formes et les couleurs se surpassent. Nous apprenons et comprenons pourquoi Georgia O'Keeffe est venue passer la fin de sa vie par ici. 


Arbres et buissons se font rares et tourmentés. Il y a du beaucoup de vent et peu de pluie sur ces terres rouges.


De nouveau l'impression merveilleuse de respirer, d'être vraiment ailleurs. La nature se donne à voir dans tous ses états.


Coucher de soleil véridique :  je veux dire que je n'ai pas retouché les couleurs !
Un rapace veille sur "ses" formations rocheuses, vous le voyez ? 
Nous sommes conquis ...  

Anne

lundi 7 avril 2014

Shenandoah National Park, Virginia

Le week-end dernier tous les ingrédients du printemps étaient réunis : grand bleu, température agréable, envie de découverte et suffisamment de courage pour se lancer sur la route. Deux heures plus tard, nous voici à environ 1000 mètres d'altitude, sur la Skyline drive, la route de crête du Shenandoah National Park.  Le panorama qui s'offre à nous est vaste.Nous retrouvons les attraits typiques des parcs nationaux : infrastructure impeccable et immensité. La nature est accessible dans un cadre défini.


Der Wanderer nous avait laissé en novembre un petit livre décrivant une série de randonnées possibles dans le parc de la Shenandoah. Nous n'avons eu que l'embarras du choix. 

Nous optons pour le "Hawksbill Summit Loop",  une boucle qui emprunte un tronçon du mythique Appalachian trail que nous avons déjà fréquenté sur une courte distance dans le Connecticut. 

Le chemin monte sans se presser. Si la nature porte encore les marques de l'hiver, la lumière donne un éclat particulier aux rochers, à la mousse et aux feuilles qui achèvent leur retour à la terre.  Le potentiel du printemps est tout en frémissement calme. 

Nous plongeons dans le silence de la forêt. Oui, le silence, si rare dans notre Amérique quotidienne, nous enveloppe avec bienveillance. 

Verrons-nous des animaux, l'ours noir sera-t-il au rendez-vous ? Non, pas aujourd'hui.  
A la "Caspar Friedrich"
La pose à la "Caspar Friedrich" lors d'une pause en chemin. La vallée de la Shenandoah s'ouvre devant nous. Les massifs se succèdent au loin comme de longues vagues.
La vue depuis le Hawksbill Summit
Encore une pause, au sommet que nous avons atteint sans peine. Nous sommes à 4051 pieds, soit 1235 mètres. Le ciel aussi s'y est mis pour nous impressionner.
Panorama à la hauteur du Byrd's Nest n. 2

La balade de ce dimanche était une mise en jambes des plus réussies. Ce premier contact avec le massif de la Shenandoah nous incite à faire de nouveaux projets de randonnée. Les deux heures de route sont largement compensées par la beauté des sentiers et du paysage qui se déroule au long de la marche. 
 Nous laissons derrière nous les massifs montagneux et rentrons.
Le long de la route on aperçoit de nombreuses églises aux dénominations diverses. Un jour je rédigerai un article sur cette variété qui m'intrigue si souvent.

Dans ce pré d'herbe rousse, un monument à la guerre de Sécession. Mais nous ne nous risquons pas à franchir la barrière fermée par une grosse chaîne. Nous sommes en Virginie où le port d'arme à feu est banal. Private property : no trespassing.

Anne