Washington DC

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mercredi 4 février 2015

Supreme Court


 EQUAL  JUSTICE  UNDER  LAW



Nous avons rendez-vous devant la statue majestueuse de John Marshall dans le Lower Great Hall de la cour suprême.

Après un trajet en métro sans histoire, ouf, et une petite marche sous un ciel parfaitement bleu nous atteignons l'immense bâtiment construit durant la Dépression et achevé en 1935. Une longue volée de marches et une armée de colonnes marquent l'importance du lieu, rehaussée encore d'un portique du type Parthénon.  Oui, c'est impressionnant, et le commun des mortels se sent tout petit.

John Marshall, le quatrième Chief Justice a servi le pays 34 ans dans sa fonction.


Barbara, notre guide nous conduit au premier étage où nous découvrons le corridor, ou Great Hall, qui mène à la Courtroom. Du marbre partout ! Et des colonnes corinthiennes à profusion. Chaque colonne pèse 18 tonnes de marbre domestique. Elles sont décoratives uniquement car l'architecte, Cass Gilbert, a prévu une armature métallique pour maintenir le bâtiment.

Nous pouvons entrer dans la salle de la cour sans y prendre de photos.  Néanmoins, à la sortie, c'est possible.  Là aussi, je compte environ 25 colonnes de gros gabarit. Les plafonds sont remarquables de par leurs couleurs vives.

Ci-dessous, un coup d'oeil sur la salle où siègent les neuf juges de la cour suprême.  Nommés à vie, ils comptent dans leur rang trois femmes âgées de 82 à 54 ans.









Barbara nous montre ensuite une salle de conférence lambrissée de chêne américain du sol au plafond. Les portraits des membres précédents de la cour suprême portent un regard vigilant sur les visiteurs. Il faut être mort ou à la retraite pour avoir son buste  sur une colonne ou son portrait au mur. 

On nous montre encore quelques curiosités architecturales, telles que le plafond ci-dessous,  la bibliothèque, également toute de chêne et où règne un calme studieux.  Pas de photos s'il vous plait ! 



Et déjà la visite touche à sa fin.  

Thank you Barbara for your enthusiasm, you were such a great guide, and thank you Lisa for your smile !

Nous partons déjeûner en face, c'est-à-dire au Capitole, dans le restaurant des House Members. 

Echafaudages et réparations n'empêchent nullement d'être impressionnés par la taille du building et sa fonction. C'est là que la démocratie bat son plein. A visiter prochainement !


Nous descendons la colline et à Union Station, nous reprenons le métro pour regagner notre banlieue verte et tranquille. It was a great day !  Merci à l'organisatrice de cette visite passionnante qui ravive mon intérêt pour la capitale fédérale. 



Anne




mardi 27 janvier 2015

Stay Warm !


La neige est arrivée avec son cortège de snow days et de delays, lorsque l'école téléphone vers 6h le matin pour avertir des perturbations du jour. Cela nous rappelle, sans regret cependant, les hivers passés à New York... Dans la région de la capitale fédérale, le comté est particulièrement généreux dans l'octroi de snow days.  La nuit dernière, le fameux blizzard annoncé, Juno pour ceux qui aiment les détails, nous a effleuré, nous dotant d'une couche de neige et de températures fraîches. Il a réservé sa puissance à la côte est où la ville de Boston a été amplement recouverte d'un épais manteau neigeux.  



Snow day, l'occasion de faire mijoter une soupe à l'oignon revigorante !  Le snow shoveling décuple les appétits des courageux qui ont déblayé les chemins d'accès. Excusez les mots américains qui viennent spontanément dans une phrase en français. Ils  expriment tellement bien ce qu'ils signifient. Pelleter la neige ne rend pas le même effort.  

Tant que l'électricité continue nous rendre les services que nous considérons comme la norme, le snow day est tout à fait supportable, et même, reconnaissons-le, franchement agréable ! Et nous nous sentons aussi confortables que le cardinal sur sa branche...


Stay warm !

Anne


vendredi 26 décembre 2014

Venite Adoremus


La paix qui n'a pas de soir* nous est donnée aujourd'hui dans la personne d'un nouveau-né. Fragilité. Mystère renouvelé d'une naissance que les bergers ont été les premiers à adorer. L'enfant vient nous trouver dans notre humanité.  Serons-nous capable de l'accueillir ?  Venite adoremus !


Joie des retrouvailles familiales.  Echange de cadeaux.  Pensées chaleureuses pour ceux qui sont loin.  

Joyeux Noël!

Anne

* Saint Augustin, Confessions XIII, 50.

lundi 27 octobre 2014

"...Life, Liberty and the Pursuit of Happiness "


Le grand homme nous attend en haut d'un escalier à l'entrée de sa propriété. Les courageux vont à pied, les autres prennent le shuttle. Le chemin monte, longe le cimetière familial et mène au potager avant d'arriver au sommet de la colline. 

Nous sommes à Monticello chez Thomas Jefferson, un "must see" auquel nous sacrifions très volontiers.  La journée est grandiose, les couleurs automnales donnent une profondeur renouvelée au paysage. 

Le troisième président des Etats-Unis est un homme éclairé et polyvalent.  Père fondateur des Etats-Unis et principal auteur de la déclaration d'Indépendance,  il faut ajouter à son actif  le rachat de la Louisiane et l'envoi de l'expédition Lewis and Clark vers l'ouest. J'invite les lecteurs intéressés à consulter sa  biographie sur le site de Monticello. Et pour ceux qui veulent en savoir plus, on ne compte plus les  livres qui ont été écrits sur cet homme hors du commun. 

Le potager dont Jefferson suivait de près les récoltes. Il en notait le rendement et étudiait les  espèces plantées avec intérêt. Comme toujours l'organisation des visites est impeccable et, sous la houlette d'une guide enthousiaste, nous entrons à 13h25 précises dans la maison.  Nous nous faisons  la réflexion que si nous gardons un regard purement européen, nous ne voyons rien d'extraordinaire. Pas de mobilier remarquable, les tableaux sont de facture médiocre.  Ouvrons un oeil américain et la visite prend un sens tout autre !  On est à la fois chez un homme d'Etat, un architecte, un musicien, un botaniste, un bibliophile, un inventeur, un philosophe... 


Après l'étage principal, on peut encore faire le tour du cellier, de la cuisine, du fumoir qui sont situés de façon ingénieuse sous les terrasses. Le cellier est relié à la salle à manger par un système d'ascenseur à bouteilles de vins.  Les moindres détails ont été pensés par le maître des lieux. 



Nous allons ensuite nous promener à Charlottesville, dont Thomas Jefferson a fondé l'université. Les colonnades caractéristiques du style colonial sont bien présentes.  L'histoire raconte que l'ancien président surveillait la construction des bâtiments à la longue vue depuis sa propriété.  


Quant à nous, nous logeons du côté de Keswick, dans une petite maison blanche idéalement située en face d'un jeune vignoble. Calme olympien.  Horizon vaste et paisible. On respire. 

Anne
NB : en titre, extrait de la Déclaration d'Indépendance. 


vendredi 17 octobre 2014

Food and Gas

Dernières images d'un  voyage inoubliable.  Sur la route du retour, notre regard aura encore de quoi se nourrir abondamment.  Quatre jours de route depuis le Wyoming. Nous traversons les états du Midwest : le plat Nebraska, l'Iowa au coeur de la "Corn Belt", l'Illinois ou pays de Lincoln, l'Indiana toujours dans la "Corn Belt", l'Ohio dont le nom signifie Grande Rivière. Avec la Pennsylvanie, qui nous fait penser à l'Ardenne en plus vaste, nous entrons dans la région Mid-Atlantique. Enfin dans le Maryland nous attend notre "Home Sweet Home". 


Entre champs de soja et de maïs, un chemin sympa qui abritera notre pique-nique hors piste, sinon sauvage, dans la région de Kiwanee et Peoria en Illinois.


Traversée d'Indianapolis, IN.  Nous laissons le circuit aux pros. 


En direction de Columbus en Ohio, avançons tant qu'il fait clair. 


Cadeau lumineux du ciel dont nous nous demandions s'il allait s'ouvrir pour laisser tomber des trombes d'eau...  Nous serons épargnés. 


Au fond l'essentiel du voyage, ce qui le rend possible, peut se résumer à deux mots : "gas" and "food". Le premier étant plus facile à trouver que le second, l'essence plus fréquente que la nourriture appétissante. Je dois reconnaître cependant que nous avons trouvé deux ou trois exceptions d'autant plus bienvenues qu'inattendues. 

Cette expédition n'en reste pas moins un souvenir magnifique où le paysage nous a emmenés très loin et a estompé les rares inconvénients rencontrés. Belle aventure !

Anne




lundi 6 octobre 2014

Some friends...

Je n'ai pas encore dit grand chose des rencontres que nous avons faites durant ce voyage. Il y a bien sûr les autres usagers de la route. Cliff nous avait prévenu. Début août a lieu un grand rassemblement de Harley Davidson à Sturgis, dans le South Dakota. Nous ne sommes pas allés à Sturgis même car on peut dire que Sturgis était partout. Nous avons croisé des milliers de motards, sur le turnpike I90, je dis bien des milliers, qui quittaient le South Dakota alors que nous nous y rendions, qui occupaient les mêmes hôtels et motels que nous, aux prix artificiellement élevés à cette occasion. Les motards étaient aussi dans les Badlands, à la Devil's Tower et jusque dans le Yellowstone.  


Des tatouages invraisemblables que je n'ai pas osé prendre en photos, des cheveux gris plutôt longs et des barbes drues donnent aux visages burinés une allure de sombres vikings. La plupart d'entre eux  cultivent un look de type morbide. Les silhouettes sont plutôt alourdies, on ne peut pas dire que passer la journée sur un cheval métallique soit du sport. Un bruit de moteur infernal, des Harley Davidson de toutes les couleurs et incroyablement décorées, on en a eu plein les yeux et les oreilles. On a parfois discuté avec les plus bavards et on a bien rigolé !


Yeah.  "Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson... " La chanson est connue et me trotte en tête.

Autre rencontre... Un ours russe empaillé que nous trouvons dans un "gun shop".  Nous entendant parler, le patron nous dit quelques mots en français. Et nous apprenons qu'il a vécu deux merveilleuses années en Belgique lorsqu'il était militaire posté en Europe. Comme à chaque rencontre de ce type, les louanges sur la qualité de la vie, le pain, la bière et le chocolat sont légion.  A notre tour ensuite de poser des questions sur la vente d'armes à feu. Et nous apprenons que dans ces régions que nous traversons, quasi chaque famille possède une arme à feu comme on a un frigo, une télévision et un aspirateur....

Car il faut être prêt à défendre son lopin contre toute intrusion, animaux sauvages ou personnes mal intentionnées : Stand-your-ground. Le deuxième amendement de la constitution, on y tient là-bas et on n'y touchera pas. "Do you see my gun "? Euh... et de relever sous nos yeux médusés un pan de sa chemise à carreaux pour nous montrer un petit revolver dans son holster. 

That was an interesting meeting ! Nice to meet you, Mr Gun. 

By the way, vous ne me demandez pas qui est Cliff ? Cliff est LA rencontre déterminante que nous avons faite avant de partir en voyage.  Nous avons discuté notre projet de voyage avec lui et c'est sur ses conseils que nous avons fait le meilleur trajet possible, les haltes les plus intéressantes et évité ce qui valait moins la peine. Cliff nous a motivés par son enthousiasme contagieux, ses informations précises et son expérience personnelle de la route. Nous lui sommes infiniment reconnaissants : THANK YOU SOOOOOOO MUCH !

Anne

PS : The Second Amendment (Amendment II) to the United States Constitution protects the right of individuals to keep and bear arms.

vendredi 26 septembre 2014

On the road again in Wyoming

Vous me suivez toujours sur les routes du Wyoming, sous les ciels vastes et les étendues infinies ?    Je sollicite votre courage et votre patience car je ne vous épargnerai rien.  Pour donner une idée de l'espace, on pourrait mettre huit fois la Belgique dans cet Etat.  Quant à sa population, le Wyoming compte moins de 600.000 habitants. Pour rappel la Belgique est passée, il y a peu, à 11.100.000 habitants...  Le calcul de la densité de population m'a laissé rêveuse !  On se situe sur une autre échelle. 


Il faut bien repartir vers l'est et laisser dernière nous les montagnes, à regrets.  Mais nous en aurons encore plein la vue.   Nous croisons l'Oregon Trail pratiqué par des milliers de pionniers tentés par l'ouest et ses promesses. Le paysage n'a pas beaucoup changé. Nos chevaux-vapeurs vont certes plus vite que ceux qui tiraient les chariots sur les pistes poussiéreuses.




Paysages typiques du désert froid. Pas d'arbres. Seul poussent à perte de vue les courts buissons de "sagebrush'.


Nous faisons une halte bienvenue au bord du Pinedale Lake où nous avons réservé un petit cabin lodge. Tout est parfait sinon qu'un chien abandonné sans façon par ses maîtres a aboyé toute après-midi. Mais sur l'eau, il règne un calme fantastique...


Anne